* * ... * *

* * ... * *
Ma Nouvelle Fiction est en ligne : IchBinDa




My Yellow Lemon Tree :





Une force plus sinistre que la jalousie
et plus puissante que l'amour a investi Automne Holigans :
cette jeune femme est condamnée.
Comment? Pourquoi? Qui? Quand? Où?
Lisez, c'est tellement mieux.



___________________


Je m'appelle Diane, mais on m'appelle souvent Dian. J'ai 14 ans, et j'entre cette année en Seconde Européenne. Pour en apprendre plus sur moi, vous pouvez passer sur mon blog perso. (qui n'est d'aucune intelligence xD il sert à rien). Cette fiction est sur Tokio Hotel. Ce groupe m'inspire et les idées se bousculent dans ma tête. J'aime écrire et partager mes fictions avec les personnes ayant les même passions que moi : Tokio Hotel & l'écriture.
Enjoy =D


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Signez, s'il vous plaît. On a besoin de vous.

Projekt-Th





Loves
Dian.

# Posté le vendredi 31 juillet 2009 17:00

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 14:11

* * My Yellow Lemon Tree * *

* * My Yellow Lemon Tree * *
Prologue :

POV Omniscient

Novembre 2009

..........La jeune fille aux cheveux mouillés extraordinairement longs et d'un noir superbe enfilait son peignoir de soie rouge et doré, et se dirigeait vers la porte fenêtre du balcon grande ouverte. Elle prend le paquet de cigarettes posé sur la table en ferraille rouillée par la pluie fréquente qui prenait presque toute la place du balcon. C'était des « Lucky Strike », les moins chères du marché. Elle aurait bien sûre préféré s'acheter des « LM Bleues » ou bien des « Malboro », mais ce n'était pas dans ses moyens. Elle se contentait donc des « Lucky Strike ». Elle sort une cigarette de cette boîte sur laquelle des gouttes de pluie commençaient déjà à tomber. Déjà, car quelques dix minutes auparavant, une pluie diluvienne venait de s'arrêter pour le plus grand bonheur de nombreux gens. Que ce soit des cyclistes, ou même des SDF. Mais aussi pour le plus grand malheur d'autres personnes comme par exemple pour les conducteurs de taxi qui voyaient leurs demandes augmenter considérablement au moment de la pluie. L'enseigne de l'hôtel où elle logeait était juste à côté de son balcon, et ne s'arrêtait pas de clignoter. Il était écrit « L'absinthe ». En dessous était écrit en plus petit « chambres à la journée ». La phrase d'après avait été effacée par le temps. La jeune femme met la cigarette à sa bouche rouge sang, enfile ses mains dans les poches de son peignoir, fouille, puis sort de la poche gauche un briquet. Elle allume sa cigarette, et en tire quelques bouffées avant de la retirer de sa bouche laissant la trace de son rouge à lèvres sur le bout de la cigarette. La fumée ne tarde pas à s'évacuer par le nez, puis par les petites fentes entre les lèvres de la jeune fille. Elle s'appuie sur la rambarde en fer forgé dont la peinture noire s'écaillait, et lève ses yeux verts en amande - autour desquels du rimmel semblait avoir coulé - vers la lune. Elle était pleine. Cette dernière éclairait d'une lumière faible tous les petits recoins de rues qui d'habitude sont noirs. Les lumières de la ville demeuraient éteintes à cause de la coupure d'électricité provoquée par la pluie qui avait fait donc des ravages. Seule la lune éclairait ce coin de Paris. La jeune femme baisse son regard pour le poser sur l'enseigne du Moulin Rouge. Il était juste en face de l'appartement. Un cabaret tellement vivant. Ce soir, elle aurait du y être, comme tous les soirs d'ailleurs, mais une force plus sinistre que la jalousie et plus puissante que l'amour avait commencé à prendre possession de son corps. Cette jeune femme était condamnée.


Note-moi s'il te plaît

# Posté le dimanche 31 mai 2009 18:04

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 14:18

Première Partie * * Chapitre premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième . * * Première Partie

Première Partie * * Chapitre premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième . * * Première Partie
1


« I'm sitting here in the boring room. It's just another rainy Sunday afternoon. I'm wasting my time I got nothing to do ...»
[Lemon Tree – Fools Garden]



..........La jeune fille écrase sa cigarette, et la lance par-dessus la rambarde. La chute passe très vite, seulement deux étages la séparaient du sol. A la fin de la chute, on entendit un petit « ploc ». Sûrement était-elle tombée dans une flaque d'eau. Elle entre dans la chambre, et attrape sur son lit complètement dérangé et sale son portable. Son lit était plein de mégots, de tabac, de miettes de pain, de tâches, et il y avait encore des petits restes de drogues sûrement tombés par maladresse. La jeune femme porte son cellulaire à l'oreille.


« Oui ... ?
-Automne, c'est Harold.
-Oh, Harold ...
-Pourrais-tu m'expliquer le pourquoi de ton absence ce soir ?
- Je ne me sentais pas bien ...
-T'aurais pu nous prévenir !
-Je ... Désolée ...
-Nan mais tu te rends compte ? Tous ces hommes viennent ici pour toi et toi tu ne viens pas ? ! Imagine-toi à quel point ils ont été déçus lorsque je leur ais annoncé que tu ne viendrais pas ce soir !
-J'avais pas la force de venir jusqu'au Rouge ...
-On a toujours la force d'aller jusqu'au rouge !
-Ouais ...
-Bon, je dois te laisser, mais je te fais confiance, demain soir, tu viens !
-Oui ...
-Salut. »

Biip Biip Biip ...

..........Elle pose son portable sur le lit au beau milieu de la crasse, et s'allonge sur le lit, regardant le plafond noir de saleté. Quelques dix minutes après, elle se lève, et tout en se dirigeant vers la salle de bain, détache son peignoir, et le laisse glisser le long de son corps frêle et nu. Elle entre dans la salle de bain, et sans se donner la peine de fermer la porte, elle entre dans la douche. Elle laisse couler l'eau brûlante sur son petit corps fatigué pendant un long moment. C'était la deuxième douche qu'elle prenait en deux heures. Automne met son visage sous le jet de douche, et se le frotte. Puis elle arrête l'eau, et sort de la douche. Elle pose un à un ses petits pieds sur le carrelage de la salle de bain congelé. Un frisson lui parcourt tout le corps. Elle attrappe une serviette qui était accrochée sur une barre, et s'enroule dedans. Elle prend une plus petite serviette et emballe ses cheveux dégoulinants dedans. Automne se dirige en serviette vers la petite cuisine – qui n'était en fait, pas vraiment une cuisine -, et y allume la radio. Le son de Let It Be des Beatles résonne maintenant dans les enceintes de la petite radio. Elle met le son plus fort, et s'assied pour écouter comme il le faut cette superbe chanson. Puis elle se lève brusquement, et se dirige vers sa chambre. Elle prend une valise en cuir noir, et y fourre toutes ses affaires. Automne s'affaira pendant une heure. Elle faisait ses bagages, les larmes coulant le long de ses joues rosées laissant des traces de rimmel donnant encore plus un air de dépression. Cet air n'allait vraiment pas avec son visage. Son visage pourtant si doux, joyeux qui respire la beauté et le bonheur affichait un air déprimé. Ses yeux voilés de larmes pouvaient donner envie à n'importe qui de pleurer avec elle et d'avoir de la peine pour elle.
..........Tandis qu'elle se préparait à partir, un jeune homme entrait dans un petit hôtel et montait les deux étages. Il toque à la porte n°5, mais la personne qui habitait ici n'avait sûrement pas dû entendre, compte-tenu du volume de la musique qui était poussé à fond. Il se décida à entrer après avoir crié à plusieurs reprises un nom et s'être fait engueuler par les habitants des chambres aux alentours. Il tombe nez-à-nez avec Automne, des bagages à ses côtés, prête apparemment à partir. Ses yeux étaient embués et son visage était rose comme celui d'une poupée trop maquillée.


« Jules ... ? Qu'est ce que tu fais là ? »



2


..........Automne et Jules étaient là, face à face. Le jeune homme baissa le regard vers les valises de la jeune femme. Il releva les yeux pour les plonger dans ceux de la brunette. Encore plus embués que la minute d'avant, ses yeux étaient vitreux et elle avait un air malade. Elle avait des cernes et en descendant son regard, il remarqua un énorme bleu sur son cou. Encore un homme maso. Ces riches ne se privaient de rien quand il s'agissait d'Automne.


« Alors, ça y est, tu pars ?
-Oui...
-Pourquoi ?
-Je peux plus. Je veux plus...
-Je pense que je ne peux pas t'empêcher de partir...
-Nan...
- On n'empêche pas un papillon de s'envoler, hein ? »


..........Automne ne répondit pas à la question de Jules, car elle avait déjà éclaté en sanglots. Mais elle se contrôla vite et essuya vite ses larmes d'un revers de main. Puis les deux jeunes restèrent là, à se regarder droit dans les yeux. Les yeux en amande d'un vert magnifique d'Automne dans lesquels une larme brillante menaçait de tomber, perdus dans les yeux bleus océan de Jules, eux aussi brillants de larmes. Aucun son ne sortait de leur bouche. Automne pris ses valises, puis sortit de la pièce en passant aux côtés de Jules, et en lui jetant un dernier regard. Elle descendit les escaliers, puis rendit les clés de sa chambre. La jeune fille sortit de l'hôtel, et s'arrêta sur le trottoir fait de pavés gris comme dans le temps où ce côté de Paris était bien fréquenté. Elle héla un taxi. Après quelques minutes, une voiture jaune s'arrêta devant elle. Elle releva la mèche qui glissait devant ses yeux, et se rapprocha le la fenêtre du taxi qui venait de s'ouvrir.


« Vous voulez aller où mamz'elle ?
-Aéroport Charles De Gaule.
-Montez ! »


..........Automne jeta un dernier regard au moulin rouge et sourit. Elle s'assit à l'arrière du taxi, pendant que le chauffeur mettait les bagages dans le coffre. Puis il remonta dans sa voiture, et partit en direction de l'aéroport. La jeune femme remarqua que le chauffeur n'arrêtait pas de regarder dans son rétroviseur avec un sourire coquin. Elle baissa sa tête, se demandant pourquoi faisait-il ça, & remarqua qu'elle était encore en peignoir.


« Oh, quelle boulette –' »


..........Automne pris dans son sac des sous-vêtements en dentelle noire avec des rayures dorées, un jeans slim Levis, et un débardeur blanc tout simple.


« Regardez pas.
-Pas d'problème mamz'elle . »


..........Il ferma la vitre teintée qui les séparait, et elle se changea. Elle était vraiment embarrassée, et se demandait comment avait-elle fait pour ne pas se rendre compte de sa connerie. « Qu'est ce que je suis stupide –' ! » se disait-elle dans sa tête. C'est vrai qu'elle était vraiment tête en l'air. Après s'être habillée et avoir retiré les traces de rimmel sur ses joues, elle prit dans son sac une petite trousse de voyage griffée « Chanel ». Elle l'ouvrit, et en sortit un eyeliner, du rimmel, du far à paupières vert foncé, et un crayon noir. Le taxi s'arrêta enfin. Elle passa un dernier coup de brosse, puis paya le chauffeur, et sortit du taxi. Le conducteur sortit les bagages du coffre, et les posa sur le trottoir avant de partir aussitôt. Automne resta un moment devant le terminal, se demandant si c'était vraiment le bon choix. Quelques minutes après, elle entra enfin dans l'énorme aéroport qu'était celui de Charles De Gaule. Elle se dirigea vers une caisse d'enregistrement, et sortit de son petit sac à main de cuir un billet d'avion. On pouvait lire sur le billet « Berlin, Allemagne ». Vous devez vous demander « comment se fait-il qu'elle aie déjà son billet d'avion ? ». Eh bien c'est simple.


3


..........Vous devez vous demander « comment se fait-il qu'elle aie déjà son billet d'avion ? » . Eh bien c'est simple :


Flash Back de quelques jours


..........Un soir, Automne venait de finir son show au cabaret, et se retirait vers sa loge pour se changer et pouvoir partir au plutôt. Un homme l'y attendait. Il était assit sur le fauteuil rouge de la jeune femme, et était habillé de noir. Il tenait en main une enveloppe. Il se leva d'un coup lorsqu'il la vit entrer.


« Bonsoir, Je me présente, James Kofin'. »



..........Dit-il en tendant la main.


« Euh...Bonsoir...Qu'est ce que vous faites ici? J'avais dit que je n'accordais pas d'entretien ni de rendez-vous ce soir. D'ailleurs, je me demande pourquoi on vous a laissé entrer.»


..........Dit-elle en attrapant la main de l'homme et en la serrant énergiquement, avant de la relâcher. L'homme resta silencieux sur cette question. Mystérieux. Il n'était donc pas pour ça ?


« On m'a chargé de vous confier ça. »


..........L'homme tendit l'enveloppe tout en parlant. Automne l'attrapa, et l'ouvrit. Elle en sortit un papier. Elle le regarda, puis pris ce qui restait dans l'enveloppe. Elle les regarda, puis leva la tête, d'un regard interrogateur, et en même temps effrayé.


« Qu'est ce que ça veut dire ces conneries ?! »


..........Demanda-t-elle d'une voix qui se voulait la moins tremblante et apeurée possible, tenant les papiers d'une main tout aussi tremblante. C'est à peine si elle n'était pas en train de les serrer de toutes ses forces.



« Je crois que vous le savez très bien. Vous êtes loin d'être stupide, oh non, je ne le crois pas. Vous avez très bien compris ce que ça veut dire.
-Pourquoi tout ça ?
-Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous expliquer.
-Eh bien allez-y ! Je n'attends que ça, des explications !
-Du calme mademoiselle Holigans.
-Du calme ??! Vous voudriez que je sois calme alors que quelqu'un d'inconnu vient de me donner un billet d'avion en direction de Berlin & une liasse de billets Allemands ??! Que cherchez-vous à la fin ?!
-Bon, je crois que vous vous impatientez. Je n'aime pas cette négativité. Le mauvais Karma ne me plaît pas, alors je ne vous expliquerais tout ça que lorsque vous vous serez calmée.»


..........Il se rassit sur le fauteuil rouge, et fit signe à Automne de s'assoire sur le canapé situé en face de lui. Ce qu'elle fit sans broncher, avec une once de peur. Automne attrapa dans sa poche un mouchoir en tissus, et toussa plusieurs fois dedans avant de le remettre à sa place. C'était étrange, elle ne toussait pas d'habitude et là, sa gorge la grattait désagréablement. Un rhume, sûrement. L'homme la regarda avec une once de tristesse. Il prit sa respiration, et commença son explication.


«Bien. Vous êtes calmée, je crois. Je ne suis pour rien dans cette histoire, je tiens à le préciser. Je ne suis ici qu'en tant que messager. Je ne connais pas plus la personne qui m'a donné ces instructions que vous. Tout ce que je sais, c'est que si ma mission réussit, une grosse récompense m'attendra et je n'aurais plus de problèmes.
-Expliquez !
-Voilà les instructions qu'on m'a données :
..........*Vous donner l'explication de ce billet d'avion & de ces billets.
..........*Vous expliquer comment cela va se passer

-Alors, pourquoi ?
-Tout ce qu'on m'a dit, c'est que vous n'aviez pas le choix. Ces personnes ont apparemment besoin de vous à Berlin.
-Je n'ai pas le choix ?! Je ne crois pas, nan. J'ai libre choix sur tout.
-Non non, ne commencez pas, s'il vous plaît...Laissez-moi continuer...
-Pourquoi n'aurais-je pas le choix ?! Rien ne m'oblige à aller à Berlin !
-Figurez-vous que si...
-Ah bon, et pourrais-je savoir quelle est la raison ?
-Vous êtes obligée, voilà tout.
-Il n'y a donc pas de raison ?
-Si, il y en a une !
-Alors s'il y en a une, qu'attendez-vous pour me la donner ?
-Avez-vous vraiment besoin de cette raison ?
-Vous avez vraiment l'air d'avoir du mal à me la dire. J'en déduis donc qu'il n'y a aucune raison de cette obligation. Je vais donc vous demander de disposer, et de reprendre tous vos trucs. Je suis sûre que toutes ces conneries c'est juste pour me voir.
-Non, je crois que vous n'avez pas très bien compris ...
-Oh, si j'ai compris ! »


..........Elle se leva, et se dirigea vers la porte qui s'ouvrit sur un homme d'environ deux mètres aux muscles imposants.


« Chocolat, raccompagne ce monsieur, veux-tu ?
-Vous êtes condamnée, Automne. »


4

..........Automne respira un coup, & se retourna.


« Est-ce pour me faire peur que vous me dîtes ça ? Je vous prie de bien vouloir sortir.
-Jamais je n'oserais vous faire peur. J'ai bien le regret de vous dire que vous êtes condamnée, pour vrai.
-Je ne vous crois pas. Maintenant, si vous voulez bien sortir, mon garde du corps se fera un plaisir de vous raccompagner vers la sortie.
-Automne, prenez votre mouchoir de tout à l'heure.
-Je n'ai aucune envie de me moucher, merci.
-Faites ce que je vous dis, je vous en conjure !
-Bien ... »


..........Automne pris dans sa poche le mouchoir de tissus, & l'agita vers lui.


« Qu'a-t-il de spécial, ce mouchoir, Mr Kofin' ?
-Regardez par vous-même ... »


..........Automne regarda le mouchoir. Une énorme tâche de sang y était imprégnée. Un souffle d'étonnement se fit entendre. Elle était comme...Stoppée. Une larme coula le long de sa joue rose pâle, et ses yeux se tournèrent vers l'homme. Elle prit la parole d'une voix apeurée et tremblante.


« Vous disiez donc vrai...?
-Je ne vous ais pas menti une seule fois.
-Comment cela se fait-il...? C'est la première fois que ça m'arrive...
-En me serrant la main, vous avez mis votre vie entre les mains de la mort...
-Vous...Qui êtes vous ?
-Vous le savez déjà. »


..........Automne s'écroula par terre, et éclata en sanglots. Elle releva la tête, & dit :


« Comment puis-je me soigner...?
-La seule solution est de suivre les instructions données...
-Si je le fais...Est ce que je vivrais ?
-Rien n'est moins sûr... ls m'ont dit que si vous le faisiez, vous seriez soignée, mais...
-Mais...?
-C'est très risqué, voyez-vous..»


..........Automne se releva, et s'assit devant son miroir. Elle releva la tête comme si de rien n'était, essuya son maquillage qui avait coulé.


Fin du Flash Back



..........Une larme avait coulé pendant qu'elle repensait au moment où elle avait mis sa vie en danger. Ce Mr Kofin'..Cette maladie..Automne se dirigea donc vers la caisse. Plus qu'une personne, et c'était à son tour. Elle agitait son billet, en se demandant si c'était la bonne solution. Devait-elle quitter sa famille, ses amis, son travail, son amour ? Ou devait-elle prendre le risque de mourir ? Automne avait son petit avis. La maladie s'était empirée durant la semaine. Elle crachait le sang de ses poumons de plus en plus fréquemment. Elle se sentait de plus en plus faible. Elle se sentait partir. C'était enfin son tour. Elle respira un grand coup, et avança jusqu'à l'hôtesse.


« Bonjour mademoiselle.
-Bonjour. C'est pour le vol numéro 404 en direction de Berlin. »


..........Dit-elle en posant son billet d'avion sur le comptoir.


« D'accord. Vous avez des bagages ?
-Oui.
-Bien. Donnez-les-moi, je vais les étiqueter. »


..........Automne posa les bagages sur le tapis roulant. Elle aida la jeune femme à les étiqueter, puis Automne partit s'assoire en attendant l'arrivée de l'avion. Pendant ce temps là, elle tripotait son sac, stressée, se demandant si elle faisait le bon choix. Elle se remémora à un moment les explications de l'homme. Mr Kofin'.


Flash Back de quelques jours


« Comment tout cela va-t-il se dérouler...?
-Vous allez donc le faire...?
-Je crois que je n'ais pas le choix. Non ?
-Non.
-Alors ne me posez pas de questions stupides et inutiles si vous voulez rester en vie. Bien. Expliquez-moi comment cela va-t-il se passer.
-Personne ne doit être au courant de ça. Vous devez disparaître, et jamais ne réapparaître dans la vie de vos proches.
-Jamais?
-Oui. Votre vol a lieu dans une semaine. Vous prendrez votre avion à l'aéroport Charles De Gaule à 6h du matin. Vous atterrirez vers 9h10 à l'aéroport de Berlin. Là-bas, une voiture vous attendra.
-Comment la repèrerais-je ... ?
- Ne vous inquiétez pas, vous la reconnaîtrez.
-Bien. Ensuite...?
-Elle vous déposera à votre hôtel. Votre chambre sera réservée au nom de Cannelle Buckley. Ce sera votre nouvelle identité.
-Ma nouvelle identité ?
-Oui. Je vous l'ai dit, vous devez disparaître. Donc Automne Holigans ne sera plus qu'un souvenir.
Entre les billets se trouvent la carte bancaire et la carte d'identité à ce nom. Vous devrez aussi changer de couleur de cheveux, et mettre des lentilles. Mais tout ça est fournit dans le panier que vous trouverez sur le lit dans votre chambre d'hôtel.

-Ah..
-Ici, vous recevrez les informations pas courrier. Vous n'aurez plus qu'à attendre.
-C'est tout ?
-Oui. Bien. Bonne chance...Adieu, Automne Holigans...»


Fin du Flash Back


..........Automne leva la tête. Un avion était relié à sa porte d'embarquement. Elle respira un grand coup, et se leva. Elle prit son billet, et avança vers la caisse d'embarquement. Elle fit la queue, et lorsque vint son tour, elle donna son billet, ainsi que sa nouvelle carte d'identité. Puis elle arriva devant la porte. Elle se retourna et dit tout bas.


« Adieu, Paris...»


5

..........Elle essuya une larme qui s'était échappée de ses pauvres yeux fatigués, et se retourna pour passer dans le tunnel qui menait directement à l'avion.


« Bienvenue dans la compagnie «Air Europa» ! Bon voyage ! »


..........Disaient les trois hôtesses qui étaient situées juste à l'entrée de l'avion à chaque fois qu'une personne entrait. Automne regarda les trois hôtesses méchamment, puis entra dans l'avion. Elle était placée tout au fond de l'avion à côté du hublot. Peu de temps après, une personne obèse de sexe masculin vint s'asseoir à ses côtés. Il puait la transpiration, et prenait toute la place. Pour pouvoir s'asseoir, il avait du lever le pose bras qui les séparait. Mais Automne avait autre chose à quoi penser. Ce n'était que secondaire, ce petit problème. Elle réfléchissait, et se demandait si c'était vraiment le bon choix. Plein de questions. Trop de questions.
..........L'appareil commença à rouler vers la piste. Une fois positionné, il avança, et accéléra de plus en plus. Puis les roues quittèrent le sol. Automne ne pouvait plus reculer. Ils prenaient de l'altitude, et elle ne se sentait pas très bien. Ses difficultés à respirer dues à sa maladie y étaient pour quelque chose. Son nez était bouché, et sa gorge très étroite la grattait terriblement. Un caillot de sang s'était formé petit à petit. Sa respiration était bruyante, comme si elle respirait avec les genres de tuyaux qu'on vous met dans les hôpitaux pour vous aider à mieux respirer. C'était surtout ça qui l'avait aidée à faire son choix. Soit elle continuait de vivre, mais en commençant une nouvelle vie, soit elle mourait étouffée ou bien en crachant ses poumons. Le choix s'était vite fait. Trop jeune pour mourir. Et elle ne voulait pas mourir en souffrant autant. Plus l'avion prenait de l'altitude, plus ses larmes devenaient fréquentes. Elle leva la tête, et l'appuya sur l'appuie-tête. Elle ferma les yeux, et s'assoupit peu après. C'était partit pour des heures et des heures de vol ...
..........Des turbulences la firent sortir de son sommeil. Elle sentit des secousses, et entendit des petits cris de surprise. Elle ouvrit vite les yeux, et tourna la tête vers son énorme voisin qui était en pleine panique. C'était à peine s'il ne pleurait pas.


« Qu'est-ce qui se passe ?
-Sorry, I don't understand...
-Oh, you're English...
-Yep.
-What's going on?
-There is a bad weather.
-Oh...And what time is it?
-Hum...


..........Il releva légèrement sa manche d'un geste de bras, puis regarda longuement sa montre. « Il ne sait pas lire l'heure ou quoi ??!>< » . Il sourit, puis releva la tête.

« It's 9h02.
-Ok. Thanks. »


..........
Puis Automne regarda par le hublot. Ils commençaient déjà à perdre de l'altitude. Et plus ils se rapprochaient du sol Allemand, plus elle se sentait mal. Elle voyait les nuages gris, et les gouttes de pluies grosses comme des yeux tomber. Elle se leva, frappée par une soudaine envie d'aller aux toilettes. Elle se faufila, puis marcha le long du petit « couloir » entre les sièges vers les toilettes. Mais elle se stoppa. Elle commença à avoir des difficultés à respirer et des vertiges. Puis elle tourna les yeux puis après les ferma, et tomba dans les pommes. Pauvre Automne, la chose entreprise allait être plus compliquée que prévu.


6

..........
..........Automne ouvrit les yeux. Elle était dans une petite infirmerie, dans un lit vraiment pas confortable. Elle bougea pour se mettre assise sur le lit. Rien que ça, et le lit grinçait bruyamment. On avait l'impression de ressorts en dessous du matelas...C'était d'ailleurs sûrement le cas. Une personne en blouse blanche avec un carnet dans les mains entra dans la pièce. C'était une grande blonde décolorée, maigre comme un clou, et des piqûres de guêpe à la place des seins. Enfin, les seins d'Automne n'étaient pas beaucoup mieux quoique quelque peu plus gros. Elle s'approchait d'elle la regardant comme si Automne était une bête de foire. Automne avait envie de l'étriper. Cette blonde décolorée artificielle allait avoir des problèmes si elle continuait à la regarder ainsi.



« Bonjour Melle...Buckley, c'est ça ?
-Euh..Oui, je crois que c'est ça. »


..........
..........« Merde » se disait-elle « J'ai oublié ma nouvelle identité..Buckley, Bulckey, Buckey, j'en sais rien moi. Je fais quoi ? » Puis Automne se frotta la tête, elle avait tellement mal.


« Qu'est ce qui s'est passé ... ? »



..........Dit-elle d'une voix affaiblie et tremblante.


« Vous avez perdu connaissance lorsque vous vous êtes levée de votre siège dans l'avion... Heureusement que l'avion était prêt à atterrir ! Hihihi.
-C'est pas drôle. »


..........
..........Dit-elle d'une voix qui se voulait énergique et énervée. Automne lui jeta un regard noir. Pour qui se prenait cette fausse blonde ? Mais sans effets. Sa voix ne fut que plus tremblante qu'il y a quelques minutes, et ses yeux fatigués ne donnaient rien d'autre comme sentiment qu'un sentiment de maladie. On voyait même la mort au fond de ses yeux. Elle était vraiment très affaiblie. Cette maladie la détruisait petit à petit. Automne se doutait qu'elle était pour quelque chose dans cette perte de connaissance. Un nouveau symptôme. Qu'allait-il y avoir après ? La mort ? Tout ça était vraiment très probable, et, aussi surprenant que ça peut l'être, elle n'avait pas peur. Non, elle n'avait pas peur de la mort, mais elle ne voulait juste pas mourir maintenant. Elle s'estimait trop jeune pour quitter ce monde et ne pensait pas que sa fin soit déjà là.
..........A cette pensée, Automne se leva d'un bond, et dit :


« J'y vais, on m'attend, je suis déjà très en retard.
-Hop hop hop!
-Quoi encore ?
-Pas tant que vous n'avez pas pris ça!”


..........Dit-elle en me tendant une petite fiole dans laquelle on pouvait voir un liquide bleuâtre.


« Yeurk ... »


..........
..........Automne l'attrapa, retira le petit bouchon de liège, elle allait le porter à la bouche quand la jeune infirmière pris la parole.


« Attendez !
-Mais quoiii ?
-C'est un homme qui prétend vous connaître qui m'a donné cette fiole. Il m'a dit que vous en auriez besoin. Après, il est parti en disant ... Euh ... Je crois que c'était « Automne ». »


..........Automne haussa les sourcils, puis soupira.


« Ok, merci. »


..........
..........« Alors c'est donc ça, mon remède ? Ce qui va me permettre de rester en vie assez longtemps pour aider l'homme qui m'a pourri la vie ? » Pensait-elle en regardant la fiole. Puis Automne porta de nouveau la fiole à sa bouche, et le liquide bleuâtre entra en contact avec sa bouche. Elle l'avala, et fit une grimace dégoûtée. La jeune brunette se leva, et s'appuya sur une table qui était en face. Elle perdait de plus en plus l'équilibre. L'infirmière se dirigea vers elle pour la tenir.
..........Elle prit ses valises, et quitta l'infirmerie sans plus rien dire. Automne soupira. Elle s'assit sur un des bancs, replia ses jambes contre sa poitrine, et commença à pleurer. Elle était fatiguée, elle en avait marre. Elle ne voulait qu'une seule chose : Que ce cauchemar s'arrête.
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Note-moi s'il te plaît

# Posté le dimanche 31 mai 2009 18:21

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 14:20